Cycle Bo Widerberg - Cinéma - Le quartier du corbeau - Les 2 scènes
© Malavida Films
Cycle Bo Widerberg - Cinéma - Le quartier du corbeau - Les 2 scènes
© Malavida Films
Cycle Bo Widerberg - Cinéma - Le quartier du corbeau - Les 2 scènes
© Malavida Films
Cycle Bo Widerberg - Cinéma - Le quartier du corbeau - Les 2 scènes
© Malavida Films
Cycle Bo Widerberg - Cinéma - Le quartier du corbeau - Les 2 scènes
© Malavida Films
Cycle Bo Widerberg - Cinéma - Le quartier du corbeau - Les 2 scènes
© Malavida Films
Cycle Bo Widerberg - Cinéma - Le quartier du corbeau - Les 2 scènes
© Malavida Films
Cycle Bo Widerberg - Cinéma - Le quartier du corbeau - Les 2 scènes
© Malavida Films

Le Quartier du corbeau

Bo Widerberg – 1h30, Suède, 1963
Avec Thommy Berggren, Christina Frambäck, Emy Storm

1936, dans un quartier ouvrier de Malmö en Suède. Anders, 18 ans, vit entre un père alcoolique et une mère qui se tue au travail. Il tente d’échapper à sa condition en devenant écrivain, son rêve. Il est prêt pour cela à bien des sacrifices… 

On n’a pas fini de redécouvrir le suédois Bo Widerberg, dont ce Quartier du corbeau est sans doute le film le plus intime – car situé dans le recoin décati de Malmö où il a grandi – et le plus formellement parfait. Nous sommes en 1936, à la veille d’une élection qui pourrait voir des députés nazis entrer au Parlement de Suède. Cette chronique familiale raconte la naissance d’une vocation d’écrivain chez Anders, jeune ouvrier tiré vers le bas par l’alcoolisme de son père. La beauté du noir et blanc mais aussi l’époustouflante direction d’acteurs font palpiter un monde entre les murs étroits d’un appartement où règnent le manque d’argent, la promiscuité et le sentiment déprimant d’une condition immuable. Mais le montage ne suit en rien la morosité de ce train-train. Le père chômeur et son fils adolescent ont en commun un plan vital qui passe par la conviction qu’un autre monde existe, plus coloré, plus vivant – et pas seulement plus fortuné. Ainsi du plaisir avec lequel le père, devant son assiette maigrement garnie, évoque avec gourmandise les mets et les alcools qu’il goûta jadis, et s’essuie la bouche avec des serviettes brodées du nom des hôtels qu’il fréquentait pour affaires. De cet hédonisme dérobé à la misère, Anders a hérité; reste à savoir comment il s’en servira pour s’extraire du quartier sans lui tourner le dos. Partir sans trahir : cette extirpation est ici relatée avec un humour, une justesse et une émotion inoubliables. 
Charlotte Garson, revue Études 

Petit Kursaal
Du 29 novembre au 2 décembre
Le 29 novembre 2021 à 18h30
Le 2 décembre 2021 à 18h30
Tarif cinéma

de 2,50 à 5 €

à l'unité
plein tarif  5 €
tarif réduit*  4 €
tarif spécial** / vacances au cinéma 3 €

carte cinéma (10 places)
plein tarif  40 €
tarif réduit*  35 €
tarif spécial** / vacances au cinéma 25 €

*/** → voir les bénéficiaires des tarifs réduit et spécial