La Porte du paradis | Michael Cimino | Cinéma Les 2 Scènes
© Park Circus
La Porte du Paradis | Michael Cimino | Cinéma Les 2 Scènes
© Park Circus
La Porte du paradis | Michael Cimino | Cinéma Les 2 Scènes
© Park Circus
La Porte du paradis | Michael Cimino | Cinéma Les 2 Scènes
© Park Circus
La Porte du Paradis | Michael Cimino | Cinéma Les 2 Scènes
© Park Circus
La Porte du paradis | Michael Cimino | Cinéma Les 2 Scènes
© Park Circus

La Porte du paradis (Heaven’s Gate)

Michael Cimino – 3h40, États-Unis, 1980
Avec Kris Kristofferson, Christopher Walken, Isabelle Huppert

Deux anciens élèves de Harvard se retrouvent en 1890 dans le Wyoming. Averill est shérif fédéral tandis que Billy Irvine, rongé par l’alcool, est membre d’une association de gros éleveurs en lutte contre les petits immigrants venus pour la plupart d’Europe centrale. 

En 1978, fort du succès de Voyage au bout de l’enfer, Michael Cimino peut enfin tourner sa propre version d’une page de la naissance des États-Unis, bâtis non seulement sur le génocide du peuple indien mais aussi sur les persécutions de la seconde génération d’émigrés pauvres venus d’Europe Centrale. 
Cimino s’inspire d’un épisode méconnu et surtout refoulé de l’histoire américaine : le -massacre de populations civiles par des milices payées par les capitalistes et les gros propriétaires de la région. À la tête d’un budget colossal, à la hauteur de ses ambitions d’artiste mégalomane, Cimino aborde un sujet brûlant et ne renonce en rien à ses audaces narratives et son lyrisme, entre Ford et Visconti. La longueur du film est légitimée par la densité romanesque et historique du film mais aussi sa structure qui étire les scènes de groupes, comme le bal de la remise des diplômes de Harvard en 1870, et celui sur patins à roulettes des fermiers vingt ans plus tard. À la sortie du film, le public refusa la vision hyperréaliste de l’Ouest et la lecture politique de Cimino, à contre-courant du révisionnisme hollywoodien et des westerns classiques. Mise en scène grandiose, reconstitution historique impressionnante, distribution et direction artistique brillantes, scénario complexe et intelligent… il est temps, des deux côtés de l’Atlantique, de considérer La Porte du paradis comme ce qu’il est vraiment : un chef-d’œuvre.
Olivier Père, Arte

Petit Kursaal
Du 18 au 22 mai
Le 18 mai 2022 à 14h15
Le 20 mai 2022 à 20h+ café-ciné
Le 22 mai 2022 à 17h
Tarif cinéma

de 2,50 à 5 €

à l'unité
plein tarif  5 €
tarif réduit*  4 €
tarif spécial** / vacances au cinéma 3 €

carte cinéma (10 places)
plein tarif  40 €
tarif réduit*  35 €
tarif spécial** / vacances au cinéma 25 €

*/** → voir les bénéficiaires des tarifs réduit et spécial

→  vendredi 20 mai, précédé du café-ciné à 18h30 (entrée libre)