La classe ouvrière va au paradis
Elio Petri – 2h05, Italie, 1971
avec Gian Maria Volonté, Mariangela Melato, Salvo Randone
Palme d’or, Festival de Cannes
Lulù Massa est un ouvrier ordinaire, acharné au travail. Le jour où il est victime d’un accident du travail, il s’aperçoit de la solidarité des autres ouvriers qui se mettent en grève pour interpeller sur les mesures de sécurité. Il s’engage alors dans le syndicalisme.
Le film est marqué par la partition mécanique et martiale d’Ennio Morricone – où se mêlent instruments, bruits de machines et sons de mitraillettes – et par une mise en scène ample, jalonnée de plans-séquences et de mouvements de caméra exploitant l’espace. La classe ouvrière va au paradis brasse une multitude de thèmes : l’aliénation d’un travail qui transforme l’homme en machine – on pense aux Temps modernes de Chaplin –, la solidarité, la sexualité, le désen-chantement, l’incommunicabilité, la folie. […] Superbement filmé et photographié, alternant scènes de foule et moments plus intimes, La classe ouvrière va au paradis aborde de front des questions essentielles sans prétendre y répondre.
Éric Fontaine, Le Bleu du miroir
Également dans ce cycle
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Du 8 au 12 juinValerio Zurlini – 2h20, Italie, 1976 -
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Du 9 au 16 juinPedro Almodóvar – 1h40, Espagne, 1989 -
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Du 11 au 15 juinRoland Joffé – 2h05, États-Unis, 1990