Allemagne année zéro
Roberto Rossellini – 1h15, Italie, 1948
avec Edmund Meschke, Ernst Pittschau, Ingetraud Hinze
À Berlin, en 1945, le petit Edmund aide sa famille dans la misère en rendant toutes sortes de services. L’innocent Edmund va chercher secours pour sauver son père malade auprès de son ancien maître d’école, apparemment habitué à manipuler les enfants à des fins sordides…
Allemagne année zéro est le troisième volet d’un ensemble communément appelé « trilogie de la guerre » dans l’oeuvre de Rossellini et qui comprend Rome, ville ouverte (1945) et Paisà (1946). Ces films marquent une rupture capitale non seulement dans la carrière de Rossellini mais aussi dans toute l’histoire du cinéma. Considérée comme l’acte de naissance du néoréalisme, cette trilogie constitue également une date clé de la modernité cinématographique. Rossellini décide de remettre en question les principes esthétiques du cinéma et sa fabrication devant la catastrophe morale que représentent la Seconde Guerre mondiale et ses conséquences sur les populations européennes. […] Rossellini montre que les résidus pervers du nazisme, cachés dans les ruines, continuent de distiller leur venin dans la jeunesse allemande tandis que le pays, anéanti par la folie meurtrière du IIIe Reich, peine à se reconstruire.
Olivier Père, Arte
Également dans ce cycle
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ImageDu 10 au 19 octobreGillo Pontecorvo – 2h, Algérie, 1966
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ImageDu 11 au 17 octobreEttore Scola – 1h45, Italie, 1977
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ImageDu 11 au 19 octobreCosta-Gavras – 2h, États-Unis, 1982