Le Bon, la Brute et le Truand
Sergio Leone – 3h, Italie / Espagne, 1966
avec Clint Eastwood, Eli Wallach, Lee Van Cleef
Pendant la Guerre de Sécession, Blondin et son complice Tuco rompent leur association de truands pour se lancer à la recherche d’un trésor caché par les Nordistes. Le cruel Sentenza est également en chasse, et chacun possède un indice dont les deux autres ont besoin. Une association franche et réelle est cependant impossible à envisager…
Le Bon, la Brute et le Truand vient clore magistralement la fameuse « trilogie des dollars » et enrichit la vision de Leone. Les personnages croisent, durant leurs pérégrinations, les tueries de la guerre de Sécession devant laquelle leurs appétits trop humains paraissent dérisoires. Leone citait volontiers Voyage au bout de la nuit, de Céline, pour le rapprocher de sa conception anarchisante du monde et des hommes. Car c’est évidemment du xxe siècle que parle Le Bon, la Brute et le Truand, et de ses catastrophes. Styliste ultradoué, Leone organise cette collision de l’individu et de l’Histoire par une mise en scène sans cesse inspirée, une utilisation de l’espace et du temps qui n’est pas que virtuosité mais intelligence en profondeur des situations et de leurs significations tragiques. Le film remporta un énorme succès dans le monde. Et il fit définitivement de Clint Eastwood une vedette internationale.
Jean-François Rauger, Le Monde
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Du 18 au 22 maiGiuseppe Tornatore – 2h36, Italie, 2021 -
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