Ennio, il maestro
Giuseppe Tornatore – 2h36, Italie, 2021
À l’âge de 8 ans, Ennio Morricone rêve de devenir médecin. Mais son père décide qu’il sera trompettiste, comme lui. Du conservatoire de musique à l’Oscar du meilleur compositeur, l’itinéraire d’un des plus grands musiciens du 20e siècle.
Le réalisateur de Cinema Paradiso a passé cinq ans, de 2015 à la mort d’Ennio Morricone en 2020, à rassembler archives et scènes de films, à tourner et extraire parmi plus de quarante heures d’interviews (de Bruce Springsteen à Quentin Tarantino en passant par Dario Argento, Clint Eastwood, Quincy Jones et la plupart des collaborateurs ou collègues encore vivants de Morricone). Formellement classique, le film est éblouissant dans ce qu’il révèle des secrets de fabrication d’une œuvre dont on ne verra jamais le bout (plus de 500 bandes originales, des centaines de chansons composées ou orchestrées, un vaste corpus de musique de chambre et d’avant-garde). Rarement la musique et son lien avec la mise en scène aura été montrée et disséquée avec autant de maestria.
Christophe Conte, Libération
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Du 19 au 27 maiSergio Leone – 3h, Italie / Espagne, 1966 -
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Du 20 au 29 maiSergio Leone – 2h55, Italie / États-Unis, 1968 -
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Du 20 au 28 maiSergio Corbucci – 1h45, Italie / France, 1968