Good Bye, Lenin!
Wolfgang Becker – 2h, Allemagne, 2003
avec Daniel Brühl, Katrin Sass, Chulpan Khamatova
Alex, un jeune Berlinois de l’Est, apprend la chute du mur alors que sa mère est dans le coma à la suite d’un infarctus. Les mois passent et le coma continue pendant que la ville se transforme. Alex veut absolument lui éviter un choc brutal que son cœur affaibli ne pourrait supporter. Il s’efforce alors de faire revivre la RDA dans les 79 m2 de l’appartement, remis aux normes socialistes.
Good Bye, Lenin! mélange astucieusement la grande Histoire et le drame intimiste. Cette association ne fonctionne pas toujours, loin s’en faut. Mais ici, elle est au service d’une bonne cause, si l’on peut dire, puisqu’il s’agit de préserver une valétudinaire du choc que constitue un bouleversement politique. Le long métrage parvient à trouver la note juste entre l’émotion et la satire : ainsi, jamais l’amour filial à l’origine d’un mensonge soigneusement organisé, ne se dégrade en mélodramatique manifestation de tendresse. […] À aucun moment, le réalisateur ne donne l’impression de tourner en dérision les idéaux déçus d’une population soudainement passée du côté des démocraties libérales. S’il s’accommode d’un scénario de comédie, le film est aussi le portrait d’une jeunesse, qui vit l’entre-deux, certes débarrassée d’une dictature, mais également confrontée au désarroi suscité par ce que l’intellectuel Francis Fukuyama nomma à l’époque « la fin de l’Histoire », actant le triomphe du néolibéralisme, sans autre alternative.
Jérémy Gallet, aVoir-aLire.com
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