Phantom of the Paradise
1h32, États-Unis, 1974
avec William Finley, Paul Williams, Jessica Harper
Swan, directeur du Paradise et de la firme « Death Records », vole sa musique à un jeune compositeur inconnu, Winslow Leach, et le fait emprisonner pour s’en débarrasser. Ce dernier, se retrouvant privé de voix et défiguré, revient hanter le Paradise sous un masque d’oiseau en acier.
Phantom of the Paradise, sa seule comédie musicale, est l’histoire d’une désillusion. Celle de Brian De Palma, alors âgé de 34 ans. En filmant ce qu’il considère comme la dégénéres-cence du rock à la fin des années 1960, le cinéaste décrit la soumission d’une musique contestataire aux multinationales du disque. […] Winslow (William Finley), un jeune compositeur de grand talent, mais ne possédant pas le physique de star correspondant aux canons de l’industrie musicale, se fait voler et dénaturer ses morceaux de musique à des fins commerciales par un producteur de renom, Swan (Paul Williams, également compositeur de la bande originale du film). Le réalisateur mêle les histoires du Fantôme de l’Opéra (Gaston Leroux, 1910), le mythe de Faust et le Portrait de Dorian Gray (Oscar Wilde, 1890). Avec une énergie et une mélancolie impressionnantes, le jeune réalisateur déploie son pessimisme tout en affichant un insolent plaisir à filmer son histoire.
Samuel Blumenfeld, Le Monde
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