Mon nom est Personne
Tonino Valerii – 1h54, Italie / France / Allemagne, 1973
avec Terence Hill, Henry Fonda, Jean Martin
Jack Beauregard, légende de l’Ouest, souhaite mettre un terme à sa carrière de pistolero. Il croise sur sa route un jeune admirateur, affirmant s’appeler Personne, qui rêve de le voir accomplir un dernier exploit : affronter la Horde sauvage.
Au début des années 70, constatant avec dépit que le médiocre western parodique italien On l’appelle Trinita remportait plus de succès que ses propres films, Sergio Leone décide de contre-attaquer : il imagine et produit un western comique qui propulse Terence Hill, le guignol bellâtre qui fait rigoler la péninsule, dans les jambes d’Henry Fonda, rescapé d’Il était une fois dans l’Ouest. Ce sera Mon nom est Personne (réalisé par Tonino Valerii.) La rencontre du bouffon et de la légende vivante, prétexte à une réflexion mélancolique sur la filiation, la vieillesse et la fin d’une époque, fonctionne à la perfection. Contre toute attente, la recette commerciale n’est pas dépourvue d’ambition et de talent. Ce titre éminemment populaire, énorme succès public en son temps, cache un très beau film. Il s’agit d’un post-scriptum à la fois ironique et émouvant à l’œuvre cinématographique de Leone, et aussi un adieu au western en général grâce à la magnifique présence de Fonda.
Olivier Père, Arte
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