House
Nobuhiko Ōbayashi - 1h27, Japon, 1977
avec Kimiko Ikegami, Yōko Minamida, Miki Jinbo
Une lycéenne rend visite à sa tante malade en compagnie de six amies. Isolées dans une grande demeure perdue au milieu de nulle part, les jeunes filles assistent à d’inquiétants événements surnaturels une fois la nuit tombée.
Si filiation il y a entre House et les films de Craven ou Raimi, elle a néanmoins eu lieu dans l’autre sens, puisque cette étrangeté du méconnu Nobuhiko Ōbayashi date de 1977. L’horreur, ici, vient d’ailleurs moins d’un terrifiant extérieur que d’un intérieur anxiogène. Comme chez Edgar Allan Poe et son Cœur révélateur, l’épouvante est essentiellement domestique, et est avant tout la manifestation concrète d’un trauma, personnel ou sociétal – ici la Seconde Guerre mondiale. Par certains aspects, House tient également du conte: les sept jeunes filles portent des surnoms équivoques (Kung-Fu, Mélodie, Belle…) comme jadis les nains de Blanche-Neige, un chat doté de pouvoir évoque irrésistiblement celui d’Alice au pays des merveilles […] La vision de ces contes (et leurs dénouements souvent tragiques) comme métaphore du passage à l’âge adulte est désormais connue […] Au-delà de l’atmosphère gentiment kitsch et des effets spéciaux surannés, c’est bien là que se situe le cœur de cette pépite retrouvée.
Robin Berthelot, aVoir-aLire
Également dans ce cycle
-
Image
Du 7 au 12 décembre(Cat People) Jacques Tourneur - 1h11, États-Unis, 1942 -
Image
Du 8 au 9 décembre(Profondo Rosso) Dario Argento - 2h08, Italie, 1975 -
Image
Du 8 au 12 décembreGuillermo del Toro - 2h01, Espagne-Mexique, 2006