Océane Crouzier, interprète dans le spectacle, montre les mouvements aux danseurs et danseuses de l'atelier. Elle joint ses mains sous le menton, les coudes levés de chaque côtés.
© Katia Vagneux-Tournoux (association Grand Ecart)
Océane Crouzier, interprète dans le spectacle, montre les mouvements aux danseurs et danseuses de l'atelier. Elle joint ses mains sous le menton, les coudes levés de chaque côtés.
© Katia Vagneux-Tournoux (association Grand Ecart)

Atelier Danse – Maldonne

Retour sur expérience

publié le 21/01/2026

Retour sur expérience – Atelier danse mixte, public valide - public déficient visuel, autour du spectacle Maldonne. Le 15 décembre 2025 - Foyer de la danse du Kursaal

Comment appréhender un spectacle de danse lorsqu’on ne voit plus ou peu ? Le spectacle Maldonne de la chorégraphe Leila Ka proposait un début de réponse en offrant un accompagnement en audio-description à son public déficient visuel. Mais pourquoi ne pas aller plus loin, pourquoi ne pas traverser physiquement l’expérience en se frottant au mouvement et à l’écriture chorégraphique du spectacle ?

Ils sont une petite dizaine à s’être prêtés au jeu, ce 15 décembre frisquet, et nous les en remercions !

Entre apprentissage et improvisation, cet atelier conduit par Océane Crouzier, interprète dans le spectacle, invitait la vingtaine de participants présents au plaisir de danser en groupe et à explorer les différentes facettes chorégraphiques et théâtrales de Maldonne.

En préambule, des binômes voyants/déficients visuels se sont constitués afin d’explorer ensemble l’espace de travail dans lequel nous nous trouvions. Ceci, afin de bien appréhender l’environnement qui nous entoure, gagner en confiance et être en mesure, par la suite, de ne se consacrer qu’au mouvement. Marie-Émilie Galissot, audio-descriptrice du spectacle, et complice d’Océane Crouzier à l’occasion de cet atelier, finit de « planter le décors » en nous décrivant les premières minutes de la chorégraphie avec, comme à son habitude, toute la finesse et la justesse de son écriture. Tous, nous tenions là, les yeux fermés, à découvrir mentalement le tableau inaugural du spectacle.

À présent nous étions prêts, valides et déficients visuels, à suivre tour à tour l’échauffement et la transmission de quelques phrases chorégraphiques dans une ambiance joyeuse et attentive, au rythme des fous rires, du souffle et portés par la voix de Léonard Cohen et de son magnétique Dance me to the end of love.

 

→ Le site de Marie-Émilie Galissot, audio-descriptrice de spectacles.

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