Les deux scènes

Les deux scènes
  • Mercredi 1 Février à 18h30
  • Jeudi 2 Février à 20h30
  • Dimanche 5 Février à 18h30
  • Au Kursaal

Willy 1er

LUDOVIC BOUKHERMA, ZORAN, MARIELLE GAUTIER, HUGO P. THOMAS - 1H22, FRANCE, 2016

AVEC DANIEL VANNET, NÉMIE LVOVSKY, ROMAIN LÉGER

À la mort de son frère jumeau, Willy, 50 ans, quitte pour la première fois ses parents et part s’installer dans le village voisin. « À Caudebec, j’irai. Un appartement, j’en aurai un. Des copains, j’en aurai. Et j’vous emmerde ! ». Inadapté, Willy part trouver sa place dans un monde qu’il ne connaît pas.

Willy 1er, c’est l’histoire d’un monde où la cruauté des hommes semble avoir gagné la partie. Un monde où la vie suivrait inexorablement son sillon avec pour seul horizon la misère. Mais en réalité Willy 1er est l’histoire d’un roi solitaire, d’un homme qui s’oppose avec toute l’énergie de ses rêves à ce chemin tracé dont il refuse la triste vacuité. Face au poids du deuil, face au handicap qui suscite rejet et moquerie, Willy brandit inlassablement la force de ses désirs, envoyant balader tout ce qui se dresse sur son chemin. Pour raconter ce parcours à la fois exemplaire et poétique, les quatre réalisateurs juxtaposent au réalisme un imaginaire sophistiqué. En mêlant les genres – burlesque et drame – et en mélangeant les références visuelles et musicales, ils parviennent à filmer au plus près l’épopée semée d’embûches de ce héros au corps imposant.
Avec malice, ils réinventent une esthétique du drame social en même temps qu’ils bousculent nos regards de spectateurs parfois trop formatés. Car, comme Willy, nous désirons, nous aimons et souffrons. Comme lui, nous devons dépasser l’abîme que représente la perte d’un proche, comme lui nous cherchons la force d’une amitié bienveillante. Retravaillant la trajectoire de nos vies rêvées face à la dure réalité, Willy 1er s’offre à nous comme un film généreux, touchant autant à l’intime qu’à ce que nous partageons.

Idir Serghine, cinéaste