Les deux scènes

Les deux scènes
Cinéma / Science-Fiction #1/ Soleil vert
  • Samedi 4 Février à 16h30
  • Mercredi 8 Février à 18h30
  • Vendredi 10 Février à 20h00
  • Au Kursaal

Soleil vert

RICHARD FLEISCHER - 1H37, ÉTATS-UNIS, 1974

AVEC CHARLTON HESTON, EDWARD G. ROBINSON, LEIGH TAYLOR-YOUNG

En 2022, les hommes ont épuisé les ressources naturelles. Seul le soleil vert, sorte de pastille, parvient à nourrir une population miséreuse qui ne sait pas comment créer de tels aliments. Omniprésente et terriblement répressive, la police assure l’ordre. Accompagné de son fidèle ami, un policier va découvrir, au péril de sa vie, l’effroyable réalité de cette société inhumaine.

Modèle du cinéma d’anticipation, Soleil vert surprend encore, quarante ans après sa première sortie, par la relative atemporalité de la forme que prend la représentation du futur. Contrairement aux films qui misent tout sur le gadget, le décor et l’apparat technologique, le film de Richard Fleischer s’accroche à une atmosphère plus qu’à une définition pratique du futur.
On entre en 2022 de façon brutale et violente : par un montage photographique introductif, la Terre bascule en quelques secondes animées de la modernité industrielle à l’enfer improductif. La dystopie commence par une accélération du temps avant son arrêt. Des années 1970 qui se félicitaient de l’accroissement inédit des inventions et des changements sociaux, il ne reste que le goût amer de la pollution. Poétique, moins métaphysique qu’Alphaville dont il est clairement inspiré – le film de Godard est sorti en 1965 –, Soleil vert prend le soin d’apporter un sens précis à chaque dimension de sa nouvelle planète.
Ariane Beauvillard, Critikat