Les deux scènes

Les deux scènes
Cinéma / Freedom !/ The last movie
  • Mardi 2 Octobre à 18h30
  • Mercredi 3 Octobre à 20h30
  • Lundi 8 Octobre à 20h45
  • Au Kursaal
  • Tarif de 2,50 à 5€

The last movie

DENNIS HOPPER - 1H48, ÉTATS-UNIS, 1971

AVEC DENNIS HOPPER, STELLA GARCIA, DON GORDON

VERSION RESTAURÉE

Une équipe de cinéma est venue tourner un western dans un village péruvien. Une fois le film terminé, tous les Américains s’en vont, à l'exception de Kansas, qui souhaite prendre du recul vis-à-vis d'Hollywood. Les choses dégénèrent lorsque les habitants décident de tourner leur propre film : les caméras, les perches et les projecteurs sont faux, mais la violence qu'ils mettent en scène est elle bien réelle. Kansas va se retrouver héros malgré lui de cette « fiction »...

Très tôt, il jouait dans des westerns classiques, avec sa belle gueule à la Paul Newman, mais son comportement était loin de la servilité hypocrite en usage dans les grands studios. Puis, vers 1968, après des années d’ostracisme, Dennis Hopper réalise Easy Rider avec son pote Peter Fonda et ce sera le grand film modèle de la libération, à la fois Hippy, Biker, LSD, sex and drugs ! Les studios acceptent alors de produire cet étrange western, puisque Hopper pouvait finalement rapporter gros. Mais Hopper prépare une attaque virulente contre le système, dénonçant les ravages que peut faire la simple présence d’équipe de cinéma dans des bleds. En prime, il bouleverse le récit classique afin de déstabiliser le spectateur, et lui rappeler que c’est un « tournage de tournage », et qu’un « making off » n’a pas d’ordre dans le temps, pas plus que les prises de vues d’un film ! Ainsi, ce tournage lointain va virer à l’aventure véritable, sans respect des règles, avec une bande d’acteurs - réalisateurs qui se connaissent, et sont en pleine révolte et remise en cause du broyeur hollywoodien. Le résultat est un film à grand spectacle, tourné en 35 mm, dans lequel alternent des séquences de western, mais aussi de cabaret avec des filles incroyables, des dérives psychologiques, et une sorte de catharsis dans une fête de village andin, comme pour conjurer le sort du démon hollywoodien, de sa technique de propagande et de la violence que peut déclencher l’usine à rêves...
Bastien Stisi, Nova