Les deux scènes

Les deux scènes
Cinéma / Alain Resnais/ MON ONCLE D’AMÉRIQUE
  • Mercredi 6 Mars à 18h00
  • Jeudi 7 Mars à 20h15
  • Samedi 9 Mars à 18h30
  • Au Kursaal
  • Tarif de 2,50 à 5€
PRÉSENTÉ PAR MATHIEU MACHERET, critique de cinéma – précédé du café-ciné, samedi 9

MON ONCLE D’AMÉRIQUE

2H, FRANCE, 1980

AVEC GÉRARD DEPARDIEU, NICOLE GARCIA, ROGER PIERRE

En France, de 1929 (année qui voit naître le plus âgé d’entre eux) à 1979 (où leurs routes finissent par se croiser), Jean, René, Jeanine, issus de trois régions, de trois milieux différents, apprennent, travaillent, luttent pour la possession de biens réels ou imaginaires, se révoltent ou se soumettent tandis que Henri Laborit, biologiste, s’interroge (et nous interroge) sur les comportements de l’espèce humaine.
Mon oncle d’Amérique, première des trois collaborations avec le scénariste de la Nouvelle Vague Jean Gruault, est l’une des plus grandes réussites du cinéma d’Alain Resnais, qui délaisse la compagnie des écrivains pour puiser son inspiration dans l’imaginaire des savants.
Le film est né de la rencontre entre Resnais et les théories du professeur Henri Laborit sur le cerveau et le comportement humains, et aussi la mémoire, sujets de recherches qui ne pouvaient qu’intéresser le cinéaste de Hiroshima mon amour. Au-delà des spéculations scientifiques que le film illustre, Mon oncle d’Amérique est une radioscopie de la France, une analyse des symptômes du « mal-être » et de l’angoisse sociale, des troubles psychosomatiques qui frappent ses personnages à la poursuite de  leurs rêves et qui se cognent à la réalité.
Olivier Père, Arte