Les deux scènes

Les deux scènes
  • Lundi 26 Novembre à 10h00
  • Lundi 26 Novembre à 20h30
  • Mardi 27 Novembre à 14h00
  • Mardi 27 Novembre à 18h30
  • Au Kursaal
  • Tarif de 2,50 à 5€
AVANT-PREMIÈRE — SORTIE NATIONALE LE  3 AVRIL 2019

Los silencios

BEATRIZ SEIGNER - 1H28, BRÉSIL, COLOMBIE, 2019

AVEC MARLEYDA SOTO, ENRIQUE DÍAZ, MARÍA PAULA TABARES PEÑA

Nuria, 12 ans, Fabio, 9 ans, et leur mère Amparo arrivent dans une petite île au milieu de l’Amazonie, à la frontière du Brésil, de la Colombie et du Pérou. Ils ont fui le conflit armé colombien, dans lequel leur père a disparu. Un jour, celui-ci réapparaît dans leur nouvelle maison. La famille est hantée par cet étrange secret et découvre que l’île est peuplée de fantômes.

Ces fantômes ne portent pas de suaires, ils ne sont pas effrayants et ils se mêlent de la vie quotidienne. En résumé, ils occupent la place qui serait normalement la leur si leur pays, la Colombie, n’était pas ravagé par une guerre civile qui leur a volé leurs vies. Quand un promoteur projette d’exploiter la pauvreté des habitants du village en rachetant leurs terres pour un prix de misère, c’est aux morts que l’on demande leur avis. Mais qui est vivant, et qui est mort ? Les apparences peuvent tromper. L’image du film est très belle, le récit parfaitement maîtrisé ne joue jamais la carte du mystère. Beatriz Seigner convoque les morts pour leur rendre une place qu’ils n’auraient jamais dû perdre. Elle le fait avec tendresse et un brin de malice. La dernière scène, magnifique et révélatrice, introduit chez le spectateur un questionnement qui dépasse le drame des Colombiens. Cette fable politique mêlant surnaturel et protestation sociale est portée avec beaucoup de délicatesse par deux femmes, la réalisatrice Beatriz Seigner et la principale interprète, Marleyda Soto. Sur la scène de la Quinzaine des Réalisateurs, la première a dédié le film à toutes les victimes de la guerre civile colombienne, alors que la comédienne a remercié le comité de sélection d’avoir laissé s’exprimer le cinéma latino-américain. Entre larmes et sourire, leur détermination à dénoncer le martyre de leur pays a ému la salle entière.
Jean-Francois Lixon, Culturebox

Icône PDF Dossier de presse du film