Les deux scènes

Les deux scènes
Cinéma / Vers le nord/ HEARTSTONE - UN ÉTÉ ISLANDAIS
  • Lundi 11 Juin à 20h30
  • Lundi 18 Juin à 17h30
  • Mercredi 20 Juin à 20h00
  • Au Kursaal
  • Tarif de 2,50 à 5€

HEARTSTONE - UN ÉTÉ ISLANDAIS

GUDMUNDUR ARNAR GUDMUNDSSON - 2H10, ISLANDE, 2017

AVEC BALDUR EINARSSON, BLÆR HINRIKSSON, DILJA VALSDOTTIR

Un village isolé de pêcheurs en Islande. Deux adolescents, Thor et Christian, vivent un été mouvementé. Tandis que l’un tente de conquérir le cœur d’une fille, l’autre découvre éprouver des sentiments pour son meilleur ami. À la fin de l’été, lorsque la nature sauvage reprend ses droits sur l’île, il est temps de quitter le terrain de jeu et de devenir adulte...

Le titre — Cœur-pierre, en français — est tout aussi énigmatique, de prime abord, qu’il est lumineux quand le film se termine. Cette chronique d’une adolescence en Islande célèbre, au milieu de paysages immenses, un élan vers la vie, vers l’amour, cœur battant. Mais, pour Thor et Christian, les deux copains inséparables, rien n’est facile. Pressés de devenir des hommes, ils se cognent à l’âge adulte comme à un mur. Les filles sont taquines, douces et coriaces à la fois, prêtes à donner un baiser comme à le refuser, insaisissables. Thor est mal à l’aise, parce que son corps glabre ressemble encore à celui d’un enfant. Et Christian, lui, ne se sent bien qu’avec Thor... Comme s’il était revenu dans sa propre adolescence, le réalisateur de 35 ans semble ne faire qu’un avec ses personnages. Sa manière de filmer est directe, brusque et sensible comme eux.

Dans les scènes de confrontation aux parents, qui n’ont pas beaucoup de cœur, c’est au cinéma de Maurice Pialat qu’on pense. L’auteur d’À nos amours (1983) avait saisi, entre premiers baisers et paires de claques, la même grâce bancale de la jeunesse. Frédéric Strauss, Télérama