Les deux scènes

Les deux scènes
Cinéma / Prévert et le Cinéma/ Les Disparus de St-Agil
  • Mercredi 7 Mars à 18h30
  • Mercredi 14 Mars à 16h30
  • Au Kursaal
  • Tarif de 2,50 à 5€

Les Disparus de St-Agil

CHRISTIAN-JAQUE - 1H38, FRANCE, 1936

SCÉNARIO JACQUES PRÉVERT & JEAN-HENRI BLANCHON

AVEC ERICH VON STROHEIM, MICHEL SIMON, ARMAND BERNARD

Au collège de Saint-Agil, trois élèves, Beaume, Sorgue et Macroy, ont créé la société secrète des «Chiche-Capon». Les conspirateurs se réunissent la nuit dans la salle de sciences naturelles et préparent leur départ pour l’Amérique, où la fortune les attend. À l’issue d’une réunion, Sorgue surprend un inconnu dans l’établissement. Le mystérieux individu s’en va comme il était venu : en passant à travers un mur. Convoqué le lendemain chez le directeur, pour cause de chahut, Sorgue disparaît au détour d’un couloir. Une carte postale d’Amérique rassure bientôt ses compères et la direction du collège. Lemesle, l’aigri professeur de dessin, accuse son austère collègue Walter d’être responsable de cette disparition. Quinze jours plus tard, au détour du même couloir, Macroy s’évanouit à son tour...

Dès la première disparition, on est happé par l’intrigue et l’atmosphère étouffante entretenue par les querelles des professeurs. Réalisé en 1938, dans une période déjà troublée, Les disparus de St-Agil fait un sort aux idées reçues et aux apparences trompeuses : une institution respectable abrite des faux-monnayeurs, des reproductions de Dürer se révèlent être authentiques, et les faux jetons ne sont pas ceux qu’on croit... Les dialogues de Prévert sont inégalables. Erich von Stroheim et Michel Simon sont, une fois de plus, grandioses.
Isabelle Danel, Télérama